Le fait vérifié : plus de 1 000 web-marchands à fin juin 2026
L’Algérie Presse Service a indiqué le 7 août 2026 que le nombre de web-marchands intégrés à la plateforme de paiement sur Internet en Algérie avait franchi le seuil de 1 000 à fin juin 2026.
Cette information constitue un indicateur précis de l’élargissement de l’acceptation du paiement en ligne. Elle ne doit toutefois pas être transformée en estimation générale du nombre de vendeurs en ligne, du chiffre d’affaires du secteur ou de la part des commandes payées électroniquement.
Ce que ce cap mesure — et ce qu’il ne mesure pas
Le chiffre cité concerne les web-marchands ayant intégré la plateforme de paiement sur Internet. Il ne couvre pas nécessairement les vendeurs qui utilisent uniquement le paiement à la livraison, le virement ou d’autres parcours hors de cette plateforme.
Il ne permet pas non plus de conclure qu’un site est actif, qu’il réalise un volume déterminé ou que tous les secteurs progressent au même rythme. Pour mesurer l’usage réel, il faut suivre séparément le nombre et la valeur des transactions, leur taux de réussite, les remboursements et la fréquence d’achat.
Un environnement réglementaire en évolution
La Banque d’Algérie a publié en 2025 un règlement et des instructions encadrant l’autorisation, l’agrément et le fonctionnement des prestataires de services de paiement. Ces textes décrivent notamment des exigences liées aux comptes de paiement, à la sécurité, à la continuité d’activité et à l’interopérabilité.
En février 2026, la loi n° 26-02 a également fixé des règles générales relatives aux services de confiance pour les transactions électroniques et à l’identification électronique. L’application concrète d’une obligation doit toujours être vérifiée dans le texte officiel et selon l’activité concernée.
Ce que cela change pour les acheteurs
L’arrivée de davantage de marchands équipés peut élargir le choix des parcours de paiement. Elle ne dispense pas de vérifier l’identité du vendeur, le prix total, la sécurité de la page, les conditions de livraison et la procédure de remboursement.
Un moyen de paiement disponible ne constitue pas, à lui seul, une preuve de qualité du produit ou du service. L’acheteur doit conserver la confirmation, la référence de la commande et les informations utiles au suivi.
Ce que les vendeurs doivent préparer
Proposer un paiement en ligne suppose un parcours cohérent de bout en bout : montant lisible, statut de paiement compréhensible, confirmation, rapprochement avec la commande et traitement documenté d’une annulation ou d’un remboursement.
Avant d’annoncer un moyen de paiement, le vendeur doit vérifier sa disponibilité réelle, les conditions du prestataire, les délais de règlement, les frais applicables et la gestion des incidents. Une option affichée mais inutilisable détériore la confiance davantage qu’une offre limitée mais exacte.
Les indicateurs à suivre au-delà du nombre de marchands
Pour comprendre la progression réelle de l’e-paiement, un observatoire utile doit distinguer l’équipement, l’usage, la qualité de service et la confiance.
- Nombre et valeur des paiements en ligne réalisés sur une période définie.
- Taux de réussite, abandons et causes d’échec du paiement.
- Délais de confirmation, d’annulation et de remboursement.
- Répartition par type de commerce, zone et terminal lorsque la source le permet.
- Réclamations et incidents publiés sous une forme agrégée et vérifiable.
La lecture NOXS : un signal positif, pas un classement
Le seuil annoncé montre que l’infrastructure d’acceptation en ligne s’élargit. Il ne permet pas de désigner une marketplace préférée, un acteur numéro un ou une expérience universellement meilleure.
La ligne éditoriale NOXS consiste à publier le chiffre avec sa date, son périmètre et sa source, puis à expliquer ses conséquences pratiques. Les prochaines mises à jour de cet article dépendront de nouvelles données officielles comparables.
SOURCES VÉRIFIÉES



